Retour sur un phénomène japonais : les évaporés

…avec un manga :

Sangsues, tome 1, de Daisuke Imai, chez ed. Casterman.

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Yoko est une jeune fille qui a décidée de disparaître aux yeux de la société.

sangsues-casterman-01Elle s’introduit dans des appartements pour y vivre lorsque nous sommes sortis et profite de tout notre confort, elle se comporte telle une sangsue.
Mais un jour, pensant qu’elle est seule à se comporter comme cela, elle découvre qu’il y en a d’autres et qu’un conflit de territoires existe.
C’est donc un monde dangereux où les « évaporés » sont en conflits permanent alors qu’ils sont invisibles à nos yeux. Yoko va devoir se battre pour survivre, elle qui avait pourtant décidée d’être morte aux yeux de tous.
Un jeune auteur talentueux qui signe un manga poignant qui parle de ce phénomène japonais des « évaporés ».
Sangsues T.1 éd. Casterman/Sakka – une série en 5 tomes.

Romain OLLIVIER.

 

…et un livre documentaire :

Les évaporés du Japon, enquête sur le phénomène des disparistion volontaires, de Léna Mauger et Stéphane Remael.

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Les cadavres dans le placard.

japonLe Japon nous le rêvons tous à notre façon. Nous l’imaginons en lisant des mangas. Nous le fantasmons avec les Geishas. Nous l’envions d’avoir si bien rebondit après la seconde guerre mondiale. Nos rêves nous font aimer ce pays.
Quand nous aimons quelqu’un nous acceptons aussi sa part d’ombre. Il me semble important de le faire de même pour un pays. Le Japon dans notre cas.
Ce document, car il ne s’agit pas d’une fiction, nous présente les évaporés du Japon. Ces gens qui pour des raisons diverses (dettes, trop fortes pressions sociales, déshonneur, etc.) décident de disparaître de leur vie, laissant derrière eux famille, argent, enfant. Certains se suicideront, d’autres essayeront de reconstruire leur vie ailleurs. Quelques uns, après des années, essayeront de revenir, une partie d’entre eux sera rejetée par leur famille. Car les évaporés sont tabous. Ils n’existent pas. Ces portraits d’évaporés nous présentent les souffrances que porte en lui ce pays. Il n’est pas parfait. Mais si voulons l’aimer sincèrement, ils nous faut au moins regarder en face ses stigmates. J’admets que, lorsqu’il s’agit de touristes venant observer « le meilleur spot pour ce suicider », c’est difficile à comprendre. Néanmoins nous touchons du doigt l’un des paradoxes de ce pays.

Ce livre est par ailleurs illustré par de superbes photos. C’est un bel objet que l’on peut offrir.

Les évaporés du Japon de Lena Mauger et Stéphane Remael existe en broché chez les Arènes Eds.

Caroline Devred, https://lescarotartines.wordpress.com/

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